LE JOURNAL - LE CANARD AGITE


Le Canard Agité est une revue éditée et mise en ligne par l’association Concerthau

Le Canard Agité N°3 - Janvier 2007

Sommaire

Vu de l’exterieur

Rencontre : Thérèse Walko

L’Association Concerthau : Concerthau à l’île de Thau

Le Travail

Planète en Danger

Rédactrices en chef : Monique, Joë
Maquettiste : Laurent
Dessins : Alain Zarouati
Secrétaire : Nina, Corinne.
Rédacteurs : Claudette, Anne-Marie, Danièle, Léon, Joë, Mauriceia, Noura, Daniella, Miss, Magda, Alice, Souraya, Canelle, Mary,
Jean-Michel, Corinne, Marie.

 

 

 

 

 

 

Editorial

Concerthau s’en est allé jeter l’ancre sur l’île de Thau, à peu d’encablures du centre ville.
Il souhaite, ainsi, participer plus amplement à la mixité des quartiers,
aux échanges interculturels et intergénérationnels, en complément des actions menées,
dans ce sens, par les diverses structures de la ville.

C’est donc une nouvelle équipe de rédacteurs - de 20 à 74 ans, issus de divers continents -
qui désormais jette l’encre sur les pages blanches du Canard.

Des médias, des expériences et réflexions personnelles, émergent les thèmes retenus.
Souhaitons bon vent au numéro 3 et aux suivants.

La Présidente
Nadège

 

 

 

 

 

 

 



Vu de l'exterieur

J'ai quitté le Sénégal pour venir en France.
Arrivée en Bretagne, premier changement : le climat !
L'ambiance n'était plus la même : trop de bruits, beaucoup de voitures. Il faut dire que je viens d'un petit village nommé Mery, au bord d'un fleuve dans un département où il y a peu de trafic.
En France, au début, ce qui m'a le plus étonnée, c'étaient les gens : Ils ne disaient pas bonjour, ils ne parlaient pas, alors que chez moi c'est tout le contraire ; on n'a pas besoin de se connaître pour se saluer ou entamer une conversation.
Aujourd'hui, je me suis habituée, mais ça me fait toujours bizarre.

Miss

 

Je trouve le pays des français très beau c'est un pays qui a des curiosités très intéressantes pour les touristes et aussi les personnes qui habitent ici. Ses routes sont grandes, et sa gastronomie très diversifiée. Enfin ses vins sont succulents.

Magdaléna (Cuba)

 

Nous trouvons que la France est un pays culturellement très riche et notamment avec ses variétés culinaires. Nous aimons par exemple la fête de la Saint-Louis. La France est un pays qui aide énormément ses habitants mais beaucoup de personnes profitent trop des aides. C'est un préjudice pour le pays.

Danielle et Mauriceia (Brésil)


Rencontre : Thérèse Walko

Thérèse

Thérèse est d'origine slave, blonde, délicate et fine, comme les jeunes femmes de l’est.
Thérèse est charmante et d'une grande réserve.
Il ne faut surtout pas croire que Thérèse soit rébarbative ou allergique à l'amitié !
Thérèse est une passionnée des Arts dans tous les domaines. Elle a plusieurs cordes à son arc dont la littérature russe, la déco et la musique.
Son violon d'Ingres ? C'est la cuisine !
Il faut le savoir, Thérèse est une artiste.

Claudette

 

Walko

Artiste sculpteur, Walko articule ses œuvres autour de l'art abstrait.
Elle se définit elle-même comme un " sculpteur modeleur ", sa créativité artistique rend ses œuvres vivantes et ne laissent pas le canard indifférent.
Walko s'inspire de la monumentalité et de la géométrie de l'art grec pour réaliser des œuvres qui respectent à la fois les règles de l'équilibre et celles de la symétrie.
Bien que massives, ses sculptures n'en demeurent pas moins aériennes.
Il s'agit essentiellement de portes ouvertes destinées à des points stratégiques d'une ville : Entrées, ronds-points, cours d’établissements scolaires…
En choisissant de les nommer : Porte du Rwanda, Porte d'Irak... Walko entretient la mémoire collective de tous ces évènements tragiques qui traversent notre histoire.
De plus, c’est avec des volumes arrondis aux couleurs primaires que Walko a choisi de marquer le passage au 3ème millénaire.

Jean-Michel

" Actuellement, mon œuvre, Volume - Espace, gravite autour de deux thèmes majeurs :
D'abord, les Portes ou Propylées. Je m'exprime dans l'art abstrait. Ma source d'inspiration est le monumental antique. C'est dans l'équilibre, la force et la puissance que je recherche ma création. Je projette mes sculptures entre ciel et terre. Les lignes structurées par des vides et des découpes laissent entrer la lumière.
Ensuite, le IIIème Millénaire : en privilégiant les formes rondes et colorées aux trois couleurs primaires, je souhaite que mes sculptures marquent fortement notre époque."

 


Ses expos :
Sète 1998 :
galerie de la Marine
Palavas 1999 :
galerie Gustave Courbet
Sète 2001 :
Salle Tabouriech
Sète 2003 :
Les Rencontres Méditerranéennes
Lodève 2003 :
La halle Dardé
Poussan 2004 :
La Chapelle des Pénitents
Agde 2004 :
Espace Molière
Pézenas 2006 :
Hôtel des Barons de Lacoste

Concerthau à l'île de Thau

Le bateau de Concerthau est amarré à l'île de Thau

Bien amarrée au Sardinal, l'Association a pour mission : "la lutte contre les exclusions, la précarité et les discriminations". Comme elle l'a fait depuis 1994, au centre ville, elle met à la disposition du public "un lieu où chacun, quels que soient son origine, sa culture, son milieu social, peut lier connaissance, échanger et s'enrichir des différences de l'autre".
C'est à travers des activités variées que les quatre permanents : Laurent Gatto (l'informatique), Nina Roques (accueil), Ghislaine Giacobbi et Monique Nicque (Expression française, découverte de l'environnement, aide aux démarches) et les bénévoles : Joe et Georges s'attachent à mener à bien les activités financées par le Conseil Général et la politique de la ville.

Les Activités de Concerthau

Dans le cadre du Développement Social Local
Public à minima sociaux (Revenu Minimum d'Insertion, Allocation Parent Isolé, Allocation Adulte Handicapé, Allocation de Solidarité Spécifique)
-Accueil/évaluation au sein de l'association : c’est une phase préliminaire à toute intégration dans une action d'insertion.
-Accompagnement : Différents ateliers sont proposés et, en fonction de son projet, on peut participer à plusieurs d'entre eux.
-Soutien aux démarches administratives
-Ateliers Repérage et Appropriation du milieu administratif, social et culturel.
-Ateliers de créativité et d'expression : Ecriture, groupes de parole, navigation Internet, mise à disposition de l'atelier informatique pour réaliser des documents personnels…

Dans le cadre du Fonds d’Aide aux Jeunes
Etre, Savoir, Agir est une action qui permet à 10 jeunes d’acquérir un niveau suffisant pour suivre une formation rémunérée proposée par la Région.


Dans le cadre des contrats de Ville
Tout public :
- Maman, jouons avec les mots : Un espace ludique, privilégié, partagé entre parents et enfants
-Plaisir de Lire et d'Ecrire : Pour renforcer, par le jeu, son savoir lire et prendre du plaisir à écrire des poèmes, des contes…
-L'école des mères : Pour donner , aux mères de famille, les moyens de suivre la scolarité de leurs enfants (Lecture, écriture, calcul, méthodologie…)
-Le Canard Agité : L'élaboration d'une revue, de l'écriture à la mise en pages
-Les carnets croisés : Elaboration de carnets de voyage Sète-Frontignan à partir de sorties et de rencontres.

Hors convention
(Se renseigner pour les conditions et les tarifs)
-Travail sur la langue française
-Anglais
-Bureautique
-P.A.O.
-Création de sites Web
-Apprentissage de la langue française
-Stages d'écriture : Rire et Ecrire, Autobiographie, Carnet de Voyage à Sète, Dynamique de groupe en entreprise

Textes de l’atelier du mardi soir

La fille au revolver

Sur le chemin de la piscine,
S'en va, chagrin, l'assassine,
Les bras chargés de lilas,
Le pas traînant, l'air flagada,
Toute vêtue de noir silence
Simple fétu, fleur de potence.

Elle s'était enfuie de la yourte,
Filant tout droit vers la Pointe Courte.
Il était là, en salopette
De pêcheur, saperlipopette !
Un anneau brillait à son lobe.
Elle serrait son arme sous sa robe.

Et, dans la nuit pleine de mystère,
Elle dit : c'est moi : Pauline Esther.

Joe

Fantasmes


J'ai fait souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'un ciel rebelle qui refuse les ténèbres,
D'une lune effacée, dans un décor tout blanc
Où galopent, éperdus, des fantômes de zébres.

Quelques notes, à deux temps, composent la musique
Que fredonne en vedette une vierge immobile.
La candeur de son front, son charme érotique
Attirent à ses côtés les spectres malhabiles.

Leurs chaînes les entravent, et sur le sable clair,
Ils tentent d'échapper au spleen qui les anime.
Ils ont soif de porno, mais penauds, dans l'éther,
Ils doivent retourner sans toucher la gamine.

Cannelle



Le Travail

Travail, un mot qui rime avec " Aïe " ! Héritage de la culture judéo-chrétienne - en latin
" tripalium " : instrument de torture - le travail s'exprime trop souvent dans la douleur, aujourd'hui comme hier… La femme travaille pour la délivrance, dès l'accouchement ! Le petit enfant à la maternelle apprend déjà cette notion, à l'heure où il ne devrait que jouer. A treize ans, au collège, on oriente l’adolescent vers son futur métier, sans se soucier, la plupart du temps de ses goûts, de ses compétences. L’adulte se bat pour la quête du Graal. Les places sont chères même pour les diplômés. Cependant, précieux et rare, le travail, s'il est choisi, nous valorise et nous permet d'exister, mais dans une société asphyxiée par le matérialisme, il peut aussi nous asservir et nous blesser.

Corinne

Travailler c'est exister !

Après une vie professionnelle très active et enrichissante pendant 35 ans, ce fut avec un peu de réticence que je laissais mon activité pour raison familiale. Hormis les tracas, cela ressemblait, un peu, aux vacances. Puis la nostalgie prit sa place assez rapidement. Le courage et la volonté m'aidèrent à faire des démarches pour trouver des petits boulots mais je dus me rendre à l'évidence, les années constituaient un mur infranchissable pour mes projets. Je considérais, jusqu'à présent, ce facteur superflu mais, en vérité, dans notre société, il prime bien plus que la compétence. Cependant, je ne baisse pas les bras et je garde le moral : exister, c'est travailler !

Anne-Marie

 

1962 Mon premier travail

A la sortie du collège mon père me dit :
- Maintenant tu vas avoir 15 ans, il faut que tu travailles.
Comme on était très connus, un ami de mon père, boulanger, m'a embauché. Le matin, début du travail à 4 h. Mon premier jour, j'étais livreur aux halles : du pain très chaud et des croissants. C'est là que je l'aidais à faire des pizzas, des tielles. Les premiers pains étaient sortis dès 5 h du matin pour les pêcheurs . De 4 h jusqu'à 11 h je revenais à la maison avec un pain frais. Cela dura un mois. Ce métier me faisait lever à 3h du matin et ne me plaisait pas trop, surtout que le samedi, je travaillais jusqu'à 12h 30. Mon père me dit :
- Tu devrais prendre un métier en plein air. C'est ainsi que je suis devenu charpentier de marine. Mon premier patron était diabétique, il est décédé il y a une dizaine d'années ; son fils et son gendre n'ont pas repris le magasin. La patronne, je la rencontre parfois, elle me dit toujours bonjour.

Léon

Auxiliaire de vie.

Je travaille comme auxiliaire de vie depuis 1990, pour l'association
" Sésame 34 " et la maison de retraite de Port-Royal.
Je m'occupe de personnes âgées, malades et handicapées. Des personnes atteintes de maladies : Alzheimer, diabète, Parkinson, cancer, démence. Je fais leur toilette, les habille, les fais manger et les couche. Je fais également de l'animation et du ménage.
J'ai choisi ce travail ; je l'aime et les personnes me le rendent bien, elles me font confiance.

Marie

Où y a de la chaîne, y a pas d’plaisir

J'ai travaillé à Saint Disier la Tour, en Creuse. Je fabriquais des yaourts et des crèmes, les Gros Pots.
Je commençais la journée, à 6 h du matin, pour remplir les bouteilles de lait.
L'après-midi, je garnissais des caisses de fromages que j'étiquetais pour l’expédition. Je les clouais, prêtes à partir chez les clients.
En mai 1968, avec mes parents, mes deux frères et ma sœur, nous avons déménagé avec 10 camions, pour venir à Sète. C'est à ce moment-là que je suis sortie de mon trou. Mes parents ont fait le commerce de fromages aux halles. Moi, j’ai cousu jusqu’à 600 paires de poches militiares, par jour, chez Boyer. J’aurais dû en faire 800. Malgré l’heure supplémentaire non payée, je n’y parvenais pas. Quand il a fallu licencier, j’étais la dernière entrée, je fus la première sortie. Après, chez Alibert, j’ai étêté, équeuté, déboyauté jusqu’à 4000 sardines par jour, pour les quicher dans leurs boîtes avant le sertissage.
De tous les métiers que j’ai exercés, c’est celui de couturière que j’ai préféré, malgré la cadence et la mauvaise ambiance.

Danielle


Des gâteaux ou des bouquets ?

Aujourd'hui, à partir de quatorze ans, les enfants peuvent travailler comme apprentis. Un jour, j'ai vu à la télé, un reportage sur des jeunes apprentis mécaniciens.
Le journaliste posait des questions à Sami :
_ " Tu es content de travailler ici ? "
_ " Moi je voulais être boulanger, mais comme il n'y avait pas de place en boulangerie on m'a mis ici. "
Parfois, comme Sami, des enfants, de 14 ans ont déjà une idée de leur avenir professionnel. Mais malheureusement, la société peut contrarier leur projet.
Par contre, des vocations se déclarent plus tardivement.
Moi, à dix sept ans, j'ai fait deux stages en entreprise dans la vente. J'étais trop timide, je ne savais pas ce qu'on attendait de moi ; je ne me suis pas régalée ! Maintenant je réfléchis encore à ce que je voudrais faire, je ne voudrais pas me tromper : j'hésite entre faire des gâteaux ou faire des bouquets.

Noura


Planète en Danger

Planète terre, notre mère à tous, prodigue de bienfaits, terre des couleurs perdues. Terre, trop malmenée. Notre Planète, tu tentes en vain de résister aux gavages intensifs de déchets, dissimulés dans ton pauvre ventre Originel ! Terre si peu considérée par l'homme, de plus en plus inconscient de la gravité de la chose. Où est ton Avenir prétendument brillant, promis par nos têtes bien pensantes ? L'ère Atomique a bon dos ! La faute en incombe à la bêtise humaine, qui a commencé très tôt à te détruire inexorablement.
Méditons tous ensemble ces paroles du professeur Jacquard :
_ " Il faut que l'homme prenne conscience une fois pour toutes qu'il est assigné à résidence sur la terre, ainsi pourra-t-il commencer à la préserver. "
Ses paroles seront-elles enfin entendues ?

Claudette

La Cour est pleine.

Pauvre Planète. Autos, motos, fumées, décharges rebelles. Usines. Sous-marins atomiques rouillés dans un port. Risques d'explosion, de destruction. Notre terre, si belle, est vouée à sa perte, gorgée de plastique, de déchets atomiques. La terre n'est pas à nous, nous n’en sommes que locataires. Que laisseront-nous à nos enfants ? Des ruines ? On tue leur bien, leur paradis. On gaspille l'eau, le gaz, l'électricité.
Le voile d'ozone se crève et la chaleur
augmente, les cours d'eau s'assèchent. Les ours blancs n'ont plus de territoire, les coraux s'éteignent, les océans inondent les terres. Les sécheresses se répètent, les cyclones, les tempêtes, les volcans se déchaînent. La terre s’insurge avant de disparaître. Soyons vigilants, gardons notre belle terre !

Léon

 

Sisyphe s'habille en gris

Sisyphe aujourd'hui porte un bleu de travail gris à parements verts. Non ! Ce n'est plus le rocher que Sisyphe pousse inlassablement devant lui, sur une pente, et qui retombe fatalement, arrivé au sommet.
Non, aujourd'hui Sisyphe pousse un balai. Je ne sais quel Dieu, se sentant outragé, a condamné Sisyphe sur cette île de Thau, à décrasser, nettoyer, balayer, gratter, décrotter, dépoussiérer, laver, ramasser, avec résignation, les cannettes, les bidons, les sacs poubelles aux entrailles répandues, les boîtes d'œufs, les reliefs de repas, les kilomètres de papier et de plastique qui enguirlandent les arbres, résistants, vaille que vaille, aux bords des canaux.
Sisyphe vaque sans mot dire. Mais Sisyphe maudit le manque de respect pour cet environnement d'eau et de lumière; Sisyphe maudit l'irrévérence de l'homme pour l'homme. Et toujours, en silence, jour après jour, il pousse son balai.

Monique

 

Le cyclone malgache répartit les richesses

Le carnaval est à l'origine une fête qui a un rôle majeur dans la société. En effet, un jour, un seul jour par an, les valeurs se retrouvent le cul par-dessus tête. C'est le jour où tout est permis, où les pauvres font la nique aux puissants, où l'ordre établi est bafoué, où l'on peut impunément brûler le roi.
A Madagascar, c'est le cyclone qui renverse les valeurs. Surtout quand il vient du canal du Mozambique et qu'il s'amuse à balayer par deux fois les Malgaches.
Les riches propriétaires de maisons en dur se retrouvent aussi nus que des vers de terre alors que les pauvres des maisons en tôle, emportées par la bourrasque, au risque de leur vie, sortent dans la tempête, pour amasser des matières premières : des montagnes de tôles, des amas de bois.
Le calme revenu, ils construisent des demeures deux fois plus grandes que les précédentes : ils habiteront une partie et loueront le reste.
Ainsi va la vie !

Alice

 

Le micocoulier

La ville de Montpellier doit se défendre contre une malédiction qui touche certains de ses arbres.
La pollution en est la principale responsable. Les pluies acides, les gaz polluants...
Le service environnement de la ville s'attache particulièrement à les recenser, avant que la maladie ne s'installe définitivement.
Je citerai d'abord, les platanes qui, depuis plus de vingt ans, sont abattus les uns après les autres. Leur écorce gangrenée par la maladie les laisse à nu et ils dépérissent, petit à petit, inexorablement.
A leur place, ont été planté des palmiers ; ils se sont vite adaptés à notre région chaude du Midi, mais depuis deux ans environ, un papillon argentin, arrivé par bateau, a pondu dans leurs coeurs et ses chenilles les rongent avec voracité, les laissant sans sève pour leur survie.
D'arbre en arbre, l'image exotique de la ville tend à disparaître. Que va t-on mettre à leur place ?
Même le Micocoulier, arbre résistant à notre température méditerranéenne a lâché prise. Ainsi, s’en sont allés les micocouliers qui faisaient la gloire de la place de la Canourgue, il y a quelques mois et, le micocoulier centenaire de la place d'Aigrefeuille (au nom prédestiné) s'est fissuré en deux et a été contraint de céder, lui aussi, au bûcheron bourreau !
L’abattage de cet arbre généreux, pour lequel les Montpelliérains avaient une prédilection, fut un vrai crève-cœur !
Que faire alors pour stopper cette pollution qui s'abat sur nous ?

Claudette

 

Mister Al Gore

- Si je vous ai bien compris, Mr Al Gore, dans 40 ans la couche d'ozone aura été rongée par les gaz produits inconsidérément par nos voitures, nos climatiseurs, en fait toute cette technologie qui contribue à notre confort.
Et à cause de ce trou grandissant, vous me dites, Mr Al Gore, que la planète se réchauffe vitesse grand V d'où les catastrophes naturelles à répétitions.
Mais moi, je vais vous dire, Mr Al Gore, j'ai 67 ans et dans 40 ans j'aurai 107 ans.
Alors moi, Mr Al Gore, vos problèmes de planète ils me passent par dessus-la tête.
-
Qu'est-ce que vous dites, Mr Al Gore ?
Vous me demandez si j'ai des enfants ?
Bien sûr, j'ai même des petits-enfants et des arrière-petits-enfants que j'adore !
-
Vous avez mis le doigt, Mr Al Gore, sur ce qui fait mal.
Dorénavant je m'efforcerai de protéger la planète si je ne le fais pas pour moi, je le ferai pour eux, Mr Al Gore.

Canelle


Fenêtres

En Algérie, il fait très chaud. Ma grand-mère a une ancienne maison faite d’argile et de pierres sèches, au milieu d'un très joli jardin, avec un très beau citronnier et une brebis. Cette maison a trois chambres et une cuisine.
Les murs sont épais, l'aération se fait seulement par une toute petite ouverture arrondie, faite dans le mur d'une chambre.
Chez ma grand-mère, il n'y a pas de fenêtres.
Toutes ces conditions font de cette maison un lieu rafraîchissant, sans humidité où l'on trouve refuge contre les fortes chaleurs de l'été.
Par contre, mes parents ont une grande villa moderne en siporex, avec de larges ouvertures, des fenêtres, des portes-fenêtres. Il y fait très chaud, trop chaud surtout depuis ces dernières années.
La température monte jusqu'à 45°. Heureusement nous avons installé la climatisation. C'est bien, l’air climatisé quand on reste à la maison mais, si on décide de sortir, vers 18h, on suffoque dans l'air surchauffé.
Notre corps ne peut pas se régler, il souffre du contraste.
La nature aussi souffre de la climatisation, les gaz détruisent la couche d'ozone qui protège notre planète.

Souraya